samedi 5 novembre 2011

Souffler Dans La Balloune Jusqu'à Ce Qu'elle En Crève

Costa Lékonomiêsulkus était en visite chez le docteur.
Pour la troisième fois dans la seule dernière année.

Le docteur Georgiu Stassélakriss lui posa la question:

"Vous savez Costa, cette union avec vos partenaires, ce n'était peut-être pas une bonne idée après tout..."

"Si on vous mettait tous ses sous devant les yeux, docteur..." répondit Costa.

"J'ai un collègue italien qui reçoit un patient, Jâmê péyézézimpo, depuis bientôt 4 ans et ça sent la sévère dépression...lui aussi est un de vos partenaires si je ne me trompe pas..."

"Oui mais lui vit la dolce vita, oulàlà, pas de frein sur la fête avec ce clown! c'est ce qui m'insulte le plus dans toute cette affaire, on se permet de vouloir me faire la leçon mais pendant ce temps en Italie..."

"Cette union était une connerie depuis le début et vous auriez dû vous en méfier, vous n'aviez pas les moyens de vos ambitons. Vous avez été subventionné en privé et là vous rendez la dette publique."

"C'est comme ça dans les compagnies, ce ne sont jamais les associés qui doivent encaisser, les petits travailleurs sont là pour ça, vous trouvez ça normal quand même, Docteur? L'élite doit rester au sommet"

"Enfin...l'équilibre est une chose si fragile...je ne suis plus complètement certain de ce que je crois sur la chose...Je soigne, voilà. Je panse les plaie, freine la maladie, comme vos amis. Et je vous recommenderais d'accepter les solutions que l'on vous propose..."

"Allez cessez-moi ce maraudage ne commencez pas à me dire comment gérer mon entreprise!"

Le docteur qui venait de prendre sa pression, baissa les bras et dévisagea Costa. Après un moment de réflexion, il dit calmement:

"Vous savez ce que c'est que ce bruit qu'on entend depuis tantôt?"

"Quoi? ce bruit sourd? comme un battement de tambour?"

"Oui. Ce sont vos associés Niko Têt-Dechio et Angie Mieuklaut qui tentent de se frayer un chemin dans mon bureau, ils sont fâchés, ils vous tendent la main pour payer votre rendez-vous aujourd'hui et vous faites encore la gueule. Ils ne veulent pas de votre maladie, ils veulent éviter la contagion. C'est la troisième fois qu'on vous tente de vous aider et que vous faites la fine bouche. Soyons sérieux Costa, mon devoir proffessionnel est de vous soigner, du moins de tenter de le faire, mais ses gens sont aussi là pour vous aider..."

"Un instant docteur, ils sont d'abord là pour eux-mêmes, je ne suis qu'un pion sur leur damier mais j'ai quand même le droit de tenter de garder la tête haute..."

"Ce qu'ils vous proposent, c'est d'accepter une sévère diète ou de sortir de la compagnie."

"Je ne sais pas si c'est la solution, vraiment"

"C'est quoi ce chapeau de fête sur votre tête, Costa?"

"Oh! Euh... un oubli...c'était la dernière ouverture de chantier de construction, c'est fou ce que l'on a amélioré le secteur depuis quelques années!..."

"Et pendant tout ce temps vous ne soupçonniez pas la maladie..."

"Je ne voulais pas la voir, comme tout le monde... que trouvez-vous sur moi, docteur?"

 "Voilà ce que je vois, et je vous donne le choix: la peste ou le choléra"

"...La peste ou le choléra?..."

"Je ne peux guère vous offrir mieux, voilà où nous en sommes, Costa"

"Mais... ne sont-elles pas des maladies qui n'existent plus?..."

"À peu près comme vous si vous ne réagissez pas rapidement"

"Mais que faire? il y a ce noir qui me pourchasse comme si lui-même n'avait pas de problèmes plus important encore et ce canadien, un imbécile de première qui croit qu'il est meilleur que les autres et qui pourtant, n'est qu'un pieux cancre de la pire espèce. Des échos du corridor de l'aile des fous. Que faire docteur?"

"C'est avant de se raconter des menteries pour entrer dans la compagnie qu'il fallait se poser ses questions-là, mon pauvre ami."

"Pauvre? ahaha...pas tant que ça...pas tant que ça, docteur...mes travailleurs peut-être mais moi, je m'en tirerai. Je suis dans ce 1% dont tout le monde parle, allez j'en ai assez, je vous reviendrai pour la peste ou le choléra, envoyer la facture à Nick et ses amis, merci. "

Le docteur resta seul un instant. Il n'avait pas envie d'être en colère. Il s'alluma un cigarette.
Cétait, pour sa santé à lui, son meilleur remède.

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