mardi 27 juin 2017

Avant Toute Forme d'Excuses

Donald Trump réclame des excuses pour les accusations sur l'influence Russe, dont les enquêtes n'ont pas trouvé de conclusions claires (ce qui ne prouve rien non plus).

Avant toute forme d'excuses de la part de quiconque envers Donald Trump, cet homme, qui a insulté toute les intelligences existantes sur terre, devrait lui-même trouver un peu d'humilité sous sa mauvaise chevelure pour:

-S'excuser auprès des femmes pour ce regard posé sur elles qui se résume à une terre à conquérir, à posséder et à abuser.

-S'excuser auprès du peuple des États-Unis et le monde entier pour avoir intégrer le mensonge comme une chose normale, quotidienne et sans conséquences réelles.

-S'excuser auprès de tous les journalistes pour chaque utilisation du terme niais "fake news".

-S'excuser auprès des Canadiens pour le bois d'oeuvre, entente négociée justement il y a longtemps. à l'avantage du Canada, entente dont les États-Unis ont ajouté des surtaxes entre 10 et 12% hier, pour mettre pression sur le Canada afin de changer les lois de libre-échange, les mêmes amenées en cours 5 à 6 fois déjà, par ces mêmes États-Unis, et qu'ils ont perdu TOUTES les fois. Les injustices viennent rarement de notre côté quand on traite avec les États-Unis.

-S'excuser auprès des douaniers canadiens qu'il ne cesse de traiter de passoire. Sans fondement.

-S'excuser auprès des Mexicains, envers lesquels il a fait preuve d'un racisme crasse, les identifiants collectivement tous violeurs, drogués ou criminels, sans discrimination, tout comme on associerait stupidement un italien systématiquement à la mafia, simplement parce qu'il est italien, Avec la maturité d'un enfant de 8 ans.

-S'excuser face au juge d'origine mexicaine qui a jugé son université comme étant une université illégale et frauduleuse, et dont il a prétendu qu'il ne pouvait pas comprendre la cause adéquatement puisqu'il était justement d'origine mexicaine.

-S'excuser auprès de toutes les intelligences, pour en déployer une aussi molle, paresseuse et lâche.

-S'excuser auprès de la Suède pour leur avoir inventé une journée de terrorisme inexistante.

-S'excuser auprès des handicapés du monde entier pour s'en être moqué en imitant la disposition physique d'un de ceux-là, comme un enfant de 6 ans.

-S'excuser auprès des écologistes du monde entier pour se laver les mains et se les essuyer sur l'asphalte sale comme il a choisi de le faire avec son pays de marde dans l'accord sur le climat de Paris.

-S'excuser auprès de Micheal Flynn et James Comey pour les traiter comme du boudin alors qu'il ne peut lui-même pas prétendre être autre chose que du baloney cheap.

-S'excuser auprès des Chinois sur lesquels il met une pression stupide afin qu'ils s'occupent de la Corée du Nord.

-S'excuser auprès des services d'espionnage Israélien pour les avoir exposés comme un grand-papa sénile et maladroit incapable de tenir un secret.

-S'excuser auprès des gens victimes de harcèlement puisqu'il considère qu'une troupe de théâtre s'adressant poliment à son vice-président afin de s'inquiéter de la discriminatoire attention portée par le président, serait du "harcèlement".

-Dans la même foulée, stipulant qu'une salle de théâtre devrait être un endroit où on se sent en toute sécurité,  s'excuser auprès de la descendance d'Abraham Lincoln, père de son parti, ainsi qu'à la mémoire de toutes les victimes du drame du théâtre de Moscou.

-S'excuser auprès de John McCain, "Little" Marco Rubio, "Low Energy" Jeb Bush, "Lyin'" Ted  Cruz, le (menteur) père de Ted Cruz, les musulmans du monde entier, Mitt Romney, Carly Fiorina, Megyn Kelly, Whoopi Goldberg, Rosie O'Donnell, Nancy O'Dell, Barack Obama, Alicia Machado, Les étudiants et familles flouées par la bâtarde Trump University, Heidi Klum, Katerina Witt, Bill Clinton, Cher, Morning Joe, Macy's, Meryl Streep, Melania et finalement Twitter pour mauvais usage répété de leur outil de communication,

-S'excuser auprès de tous les présidents précédents pour avoir rabaissé le niveau de la profession à celui d'un chef syndical sans éducation.

Je m'arrête ici, la liste serait trop longue.

Mais avant une seule excuse de quiconque envers un intimidateur doit d'abord se poser, au contraire, un poing ferme qui promet de ne jamais baisser les bras face à l'ignorance bête.

Ce poing, nous sommes des milliers de pays à te la pointer Donald.

Et ça inclut la Russie.


lundi 26 juin 2017

À La Recherche Du Temps Perdu****************Then We Came To The End de Joshua Ferris

Lire c'est penser, réfléchir, parler à un ami, l'écouter, l'entendre, le comprendre ou pas, c'est découvrir une nouvel angle sur les choses, la vie et les autres et sur soi-même. c'est prêter oreilles à des confessions, des fantasmes, c'est avoir l'oeil et la tête sur des nouvelles idées. C'est aussi forger les siennes, les confronter, c'est écouter une musique, un rythme, en développer de nouveaux, c'est l'écho de moeurs qui ne seront parfois jamais les nôtres. Qui seront adverses ou nouvelles. Qui seront exploratoires et nouvelle lumière. Lire c'est s'ouvrir les sens et s'agrandir les espaces. Mentaux surtout. C'est se balader sur la plage du monde entier et des gens qui la compose. C'est danser sur le cerveau d'un(e) autre. C'est apprendre la vie par les yeux et les mots. Par le moteur de la pensée développée. C'est un regard, une inspiration, une souffle,

Lire c'est la vie des autres et un peu la nôtre aussi parfois.

Chaque mois (vers la fin) je vous parle d'un livre qui m'a séduit par son auteur, son contenu, son sujet, parfois les trois. Et j'essaie de vous dire un peu pourquoi.

Lire, c'est aussi beaucoup mon métier. Lire pour moi, c'est mieux respirer.

THEN WE CAME TO THE END de Joshua Ferris.

Je ne me rappelle plus qui m'avait guidé vers ce livre. Tout ce que je me souviens c'est que cette personne était issue d'un tout autre milieu et que je respectais beaucoup son opinion. Je crois que c'était de la bouche du biographe de The Clash.

Pour quiconque a déjà travaillé dans un bureau, détestait non seulement son travail, mais tout ceux qui le font autour aussi, mais que le jour où vous quittez ce bureau, quelque chose se coince dans votre gorge et votre oeil s'humidifie, voilà le livre pour vous.

Déchirant, tout en restant extrêmement drôle, ce premier roman, publié en 2007, d'un ex-étudiant en philosophie, est le livre essentiel pour celui ou celle qui se prépare à joindre une "famille" professionnelle de bureau en Amérique.

Avec un style tout à fait simple d'écriture, avec la bascule comique facile, Ferris nous présente sa fictive compagnie de publicité et les animaux qui peuplent son zoo. Au travers de multiples conversations entre collègues, ceux-ci prennent peu à peu vie.
Nous apprenons que Larry & Amber ont eu une liaison et qu'Amber a un croissant dans le fourneau. Chris Yop panique quand sa chaise de travail a été subtilement interchangée sans sa permission. Brisant du coup sa symbiose savamment construite depuis des années. Joe Pope, universellement détesté a été promu et maintenant tout le monde doit se plier à ses ordres. Personne n'aime Karen Woo car elle se croit plus intelligente que les autres. Et la patronne, Lynn, a le cancer, mais le cache à tout le monde.
L'agence ne roule pas sur l'or et Tom Mota sera viré. Tout le monde pourrait être la prochaine tête à tomber.

Ça semble banal, mais on s'attache tant à tous ses gens, qu'on tourne les pages (seulement 387) sans s'arrêter. On veut savoir. On les aime. On s'y reconnait. On reconnait des collègues. Ça m'a même inspiré un film complet se rapprochant de la critique cynique que fait Ferris de la poursuite du gros cash au détriment de la vie sociale.

Ferris emprunte le titre à la première ligne du livre de Don Dellilo (auteur qui trouvera aussi sa place ici, un jour) Americana. Auquel il a une certaine parenté. non innocente.
Then we came to the end of another dull and lurid year.

Au moment de terminer le livre, on jurerait que Ferris occupait un bureau non loin du nôtre. Et on voudrait le remercier d'en avoir capturé le parfum.

Horrible tout en étant sensible.

Excellente lecture d'été pour amateurs de Douglas Coupland, du film Office Space, pour slackers et procrastineurs, Peter est le Patrick Bateman des travailleurs de bureau.
Satire, crise de nerfs, cruauté. coups bas.

Triple A

Amusant.

Abrasif.

Assassin.

Facile d'avoir un verre à la main en lisant ceci.


dimanche 25 juin 2017

Les Mondialistes Sont au Pouvoir aux États-Unis

Fin avril dernier, l'économiste nationaliste Steve "loose canon" Bannon et le stratégiste politique Peter Navarro, deux sceptiques de l'accord de libre-échange nord-américain, signent un document qui explique par A +B pourquoi les États-Unis devraient se retirer de l'accord au 100ème jour de la présidence du Donald.

La réaction est immédiate. Les marchés financiers plantent. La nervosité s'installe. La valeur du Peso coule. Capitol Hill s'étouffe dans son café. Même les républicains se grattent la pense. Ils sont très nombreux à urger le président à reconsidérer la chose.

La même semaine, Trump rencontrait Gary Cohn, anciennement de Goldman Sachs, maintenant au Conseil National Économique, et Steve Mnuchin, secrétaire au Trésor, deux forts supporteurs de l'accord de libre échange actuel. Il est certain qu'on en a alors discuté. On lui a certainement suggéré de reconsidérer sa folie.
Trump appelle alors Selfie Trudeau et Pena Nieto pour leur dire qu'il ne retirerait pas les États-Unis, mais qu'il renégocierait les règles. Comme un bon tricheur un brin immature.

Les tendances unilatérales de Trump effraient. Terrorisent même. Trump est-il passé à un cheveu de commettre un geste hautement irresponsable? Que révélait cette semaine de mouvements des eaux à la Maison-Blanche.

La réponse est dans le titre de la chronique. Je ne vous apprends rien.

Rien n'a encore été complètement fait dans sa chaotique (re)gestion de l'accord. Trump a nommé quelqu'un pour gérer le dossier et tout ça a été stationné dans le sous-sol du garage des idées connes. On ne voulait pas encore envoyer le message que les fous gèrent l'asile. (ce que l'on sait maintenant).

Les mondialistes fourmillent dans la nouvelle administration économique des États-Unis. Steve Bannon et ses semblables y grouillent toujours. Leurs projets n'a pas fait mouche cette fois-là, mais ils ont réussi quand est venu le moment de le convaincre de leur climato-sceptisme et de se retirer de l'accord de Paris sur le climat.  Ce qui reste une catastrophe politique et sociale peu importe l'angle sous lequel on souhaite de traiter l'insensée décision.

Il n'y a pas d'argent à faire dans cet accord, et avec ces idiots au pouvoir, c'est l'argent d'abord et rien d'autre. Money first.

Donald a maintes et maintes fois tweeté (la phrase aurait pu s'arrêter ici) qu'il croyait depuis toujours que le changements climatiques étaient une menterie en provenance de la Chine afin de rendre les manufactures Étatsuniennes non compétitive (ça ne s'invente pas).

Les journalistes s'y sont pris jusqu'à 5 fois avec une question toute simple: "est-ce que le président croit toujours que les changements climatiques soient une invention des Chinois?". On a jamais répondu clairement disant des inepties comme: "le président confirme que le climat change..." (DUH!)

Il n'y a pas que les mondialistes qui soient au pouvoir.
Il y a Homer Simpson qui en est le chef.

La semaine dernière, une élection pour un nouvel élu du congrès avait lieue en Georgie. La Républicaine qui a gagné aurait dû le faire facilement puisque le Gran' Ol' Party y plaçait quelqu'un de ses rangs depuis 1980, sans interruption. La lutte a été chaude et elle a finalement vaincu son opposant démocrate. Mais il aura fallu plus de 50 millions d'investissements dans la campagne ppur acheter le cheveu qui l'a fait gagner.
Il s'agit de la plus importante somme jamais investie dans une campagne. Les Démocrates ont été forcé de suivre la parade et d'y investir plus de 30 millions eux aussi. Il faut donc lire une victoire de 5 à 3 (dizaines de millions) de la part des Républicains.

Le pouvoir s'achète. C'était connu.

Et si les Russes y étaient encore plongés?

Rien n'est plus certain de nos jours.
Sinon qu'en Amérique souffle un mauvais vent.

Pas juste décoiffant.
Polluant et toxique.

Faudrait se demander si les intéressantes percées gauchistes des Sanders, Corbyn et Melanchon ne seront que des souffles courts.

Ou de l'inspiration.

samedi 24 juin 2017

Tex Lecor

Paul Lecorre est né à Saint-Michel-de-Wentworth, une de ces délicieuses régions urbaines que je découvre avec mes camions quelques jours par semaine depuis avril.

J'ai connu trois Tex Lecor.

Rencontrons d'abord celui de mes parents:

Son père est d'origine bretonne. Il est artiste, homme de théâtre et politicien local venu vivre son amour des grands espaces au Canada d'Amérique. Très jeunes, Paul, son jeune frère et sa jeune soeur apprennent l'amour de la nature, de l'art et de la mer.
Paul étudie à l'école des Beaux-Arts de Montréal de 1951 à 1958.
Sur 7 ans, il côtoie Armand Vaillancourt. En 1956, il hérite déjà du surnom de Tex en raison d'une ceinture qu'il aime porte arborant le mot "TEXAS" et dont les seules trois premières lettres paraissent encore après un séjour sur la côte Ouest canadienne.

Il habitera le coeur de Montréal, là où je voudrais finir mes jours, rue Ste-Famille, puis rue Cherrier.

Il travaillera pendant 6 étés comme capitaine de caboteur en Gaspésie. Il y fera la rencontre d'un mécène d'origine juive qui achète toute son oeuvre en peinture jusqu'à maintenant.

Il se dégage une image, tout ce qu'il y a de plus naturelle, de coureur des bois un brin rebelle de Tex Lecor. Chansonnier amateur, il passe en studio et enregistre ses compositions, en pro. Ses chansons trouvent un écho certain au Québec. Tex rend de bonne humeur.

En 1969, il affiche de réelles couleurs politiques et devient plus populaire encore dans la foulée de l'essor du mouvement souverainiste. Il atteint des sommets inégalés deux ans plus tard en adaptant une chanson du chansonnier madelinot George Langford. Le Frigidaire le rend financièrement sans souci.

Il composera un classique miséreux de Noël. Encore beaucoup joué par chez nous, de nos jours.

Il fera de la musique dans les années 70 aussi. Formé de la sorte, il peindra toute sa vie. D'abord dans les traits sombres des années 50, ce qui ne laisse pas deviner le fin coloriste qu'il deviendra plus tard. Il ne se prend pas toujours au sérieux ce qui le rend sympathique à tous.

Figure populaire, on lui fait animer à la télé naissante de télé-métropole, une émission de variétés oscillant entre la musique et le conte.

Mon Tex Lecor, je le découvre à partir de 1974. Mes parents sont des fidèles de l'émission humoristique hebdomadaire radio Le Festival de l'Humour. Jusqu'en 1989, Louis-Paul Allard (le straight man), Roger Joubert (le Français pianiste), Pierre Labelle (l'imitateur) et lui (l'à peu près toute) animent une émission parfaitement disjonctée qui fait rire le Québec en voiture.

Lecor abandonne la chanson en 1978. Il se consacre alors à sa passion de toujours: la peinture. Il devient aussi pilote de brousse et voyage en aventurier d'un océan à l'autre. Ramenant en peinture des décors explorés ou des commandes de collectionneurs.

Il sera vedette de quelques publicités qui misent toujours sur sa simplicité. La publicité l'a fait travaillé avant quoi que ce soit, mais il s'était lassé du 9 à 5 bien assez vite.

Peintre paysagiste pour le restant de ses jours, il inscrit son oeuvre dans la tradition figurative de Marc-Aurèle Fortin, Clarence Gagnon ou encore des peintres du groupe des 7. Intransigeant défenseur de la nature, il l'immortalise en peinture. Son oeuvre est empreint de nostalgie inspirée de ses nombreux voyages en territoire nordique.

Il revient aussi à la radio dans la branche humoristique.

De 1998 à 2010, il coanime à la télé une émission pour aînés sur les ondes de TQS retrouvant ses amis Allard, Joubert et Shirley Théroux, qui pour sa part, remplace (feu) Pierre Labelle comme ancien complice.

Il est décoré de l'ordre de la Pléiade en 2010.
Puis du Prix Pierre Bourgault, la même année.

Tex a eu 84 ans, il y a deux semaines exactement.

C'est la fête du Québec aujourd'hui.

C'est notre fête à tous.

Québécois de naissance, d'adoption ou d'atterrissage forcé.

Franco, anglo, toutes langues unies.
Salut!



vendredi 23 juin 2017

Purée de Bullshit

Qu'à vraiment fait Otto?

Otta Warmbier est l'aîné d'une famille de trois enfants. Privilégié, aventurier, natif de Cincinnati, en Ohio, il adorait les voyages. Toujours étudiant universitaire de la London School of Economics, il fait un voyage en 2015 en Chine. Il a alors 21 ans.

Pendant son voyage, un agent de voyage fait la propagande d'un autre voyage, en Corée du Nord, celui-là. avec la phrase clé "Voici le voyage que vos parents ne veulent pas que vous fassiez!".

Cet homme n'a jamais dit plus vrai.

Aventurier, disais-je, Otto saute sur l'occasion et choisit, avec des amis, de faire aussi le voyage en Corée du Nord. Ça aurait dû être un voyage de 5 jours. Ils étaient 11 occidentaux dans son expédition. Pendant son séjour à l'hôtel Yanggakdo International, à Pyongyang, Warmbier aurait prétendument volé une affiche sur un étage qui était réservé aux employés de l'hôtel. L'affiche montrait Kim Jong-Il et disait "Armons-nous fermement du patriotisme de Kim Jong-Il". Commettre un tel geste à l'endroit de quelque chose représentant les (le ) membre(s) du gouvernement est un crime grave dans ce pays terrifié par leur gandin chef.

Il est aussitôt arrêté lorsqu'il tente de sortir du pays, à l'aéroport. Quand sa famille s'agite, les Nord-Coréens diffusent un vidéo douteux de seulement 4 secondes (pourquoi?), plus de deux mois après les faits, montrant supposément Warmbier en train de décrocher l'affiche dans le corridor. On ne le distingue absolument pas, il s'agit d'une ombre plus que d'un être. Ça pourrait être n'importe qui. Qui au final, ne fait que mettre cette affiche sur le plancher selon les images rendues publiques. Mais la Corée reste ferme. Otto a violé le pays de la pire manière.

Le 29 février précédent, Otto faisait une confession surréaliste aux oreilles et aux yeux des parents de celui-ci. Otto prétend, en larmes, qu'il a voulu voler l'affiche pour la remettre à une femme du Wyoming qui elle, avait promis de la vendre à son église. Une voiture et 10 000$ sont aussi impliqué. Histoire sans queue ni têteé Il ajoute qu'il n'aurait jamais dû se laisser convaincre par les États-Unis d'infiltrer la Corée du Nord pour y commettre un crime dans ce qui semble absolument scripté par des scénaristes propagandistes Coréens.

"I wish the United States administration never manipulate people like myself in the future to commit crimes against foreign countries. I entirely beg you, the people and government of the DPR Korea, for your forgiveness. Please! I have made the worst mistake of my life! Please think of my family!" a-t-il dit, en larmes sèches. Devant un parquet rempli de Nord-Coréen, pas du tout touchés, comptant les larmes peut-être, prêt à lancer des peanuts à l'animal, sans sourire. Avec l'émotion d'une feuille de papier sablée.

L'émotion Nord-Coréènne est inexplicable pour nous.

Le 16 mars 2016, un envoyé des États-Unis rencontre deux diplomates Nord-Coréens sur le sujet, mais rien n'y fait. Otto Warmbier écope de 15 ans de travaux forcés. Human Rights Watch confirme que tout ça est de la bullshit véridique. Qu'on l'utilise pour de simples motivations politiques. Peu de temps après sa détention.  Warmbier souffre d'une condition médicale (non-précisée alors) qui lui aurait fait de très sérieux dommages au cerveau. Passé mars 2016, on ne le verra plus.
Botulisme

Très longtemps plus tard, la Corée du Nord invente prétend que Warmbier a contracté le botulisme, une très rare maladie souvent mortelle. Les parents de Warmbier ne croient pas un seul mot qui vient de la Corée du Nord. Et veut prendre part aux négociations qui ramèneraient leur fils aux États-Unis. La Corée prétend que Warmbier est tombé dans le coma après avoir absorbé une pillule pour dormir.

Une pilule à la bullshit.
Le 13 juin dernier, les États-Unis réussissent à rapatrier, Warmbier toujours dans le coma. Aucune blessure ne lui est diagnostiquée. Il est toutefois tout à fait dans le coma et son cerveau ne répond plus de rien. Il n'a pas de lésions physiques apparentes et ses blessures cérébrales sont les résultantes habituelles d'un arrêt cardiopulmonaire.
Il n'a jamais eu le botulisme, c'est confirmé par ceux qui l'examinent ici. Donald Trump tweete un message de soutien à la famille, quand Otto décède, moins d'une semaine après son arrivée.

...mais où se trouve la vérité?

Ça tombe donc bien de détester Kim Jong-Il, Kim Jong Un et leurs semblables...

Le contrat social entre le peuple et la vérité est définitivement brisé depuis Trump.

jeudi 22 juin 2017

Avant l'Internet

Avant l'internet on pouvait légitimement s'installer dans le salon, la tête penchée sur un livre, les neurones branchées sur des écrits de copie papier, se laisser imprégner par une bonne histoire pleine de bonne idées nous ouvrant sur la vie, lever la tête de temps à autre pour regarder dehors et passer de ce geste à l'autre. Devant une télé fermée. Sans paraître pour un fou.

Avant l'internet on dessinait. On improvisait une ligne sur un bout de papier et on stimulait notre imagination pour transformer ce qui semblait devenir un nuage en alligator.

Avant l'internet on pouvait être privé de souper parce qu'on était pas revenu à temps d'avoir joué dehors toute la journée.

Avant l'internet, avoir une piscine avait une valeur, enfant.

Avant l'internet tu pouvais dire que le corps de Walt Disney, mort, avait été gardé dans un cube de glace Quelqu'un te dirait "bullshit" et ce serait à la plus grande gueule, celle qui avait le plus de panache, la plus Oscar Wilde, celle qui rallierait le plus brillamment le public autour, qu'irait la victoire du débat. Aucun dictionnaire portatif ne pouvait confirmer/infirmer l'assertion.

Avant l'internet pour savoir le temps qu'il ferait il fallait être à l'écoute des nouvelles le matin, le midi ou le soir, appeler quelque part où tout le monde appelait, ou encore sortir son corps dehors en regardant le ciel comme un indien pour se mettre en tête une approximation du temps qu'il pourrait faire.

Avant l'internet tu pouvais changer d'école et personne ne saurais rien sur toi. Tu serais entièrement à découvrir. Tu n'aurais pas de passé ou d'histoire rendue inexplicablement publique. Tu pouvais t'accoter sur ton casier avec le regard le plus énigmatique et les gens auraient peut-être envie de vouloir alors en savoir plus, en te parlant. On pouvait aussi voir dans tes mouvements si tu étais une princesse, un tomboy ou un peu des deux. Personne ne saurait que tu as une collection de corneilles empaillées dans ta chambre parce que ton frère n'aurait pas pu les prendre en photos en passant des commentaires de frère rival sur le sujet et rendre ton hobby trop connu publiquement. Tu pourrais avoir l'air sincèrement troublé par ta simple manière de placer ton oeil dans le regard de l'autre, ça te rendrait mystérieux un petit peu, mais ça te rendrait surtout important dans la tête de l'autre.

Si quelqu'un voulait retrouver un(e) ami(e), pas vu depuis longtemps, bonne chance.

Avant l'internet faire un premier contact avec quelqu'un qui nous intéresse relevait du défi. Il fallait d'abord connaître le nom du père de la personne et qu'il y en ait pas 7 dans le bottin téléphonique du même nom (Jean-Pierre Côté? Christ!!!!!). Il fallait aussi souhaiter que la personne qui nous intéresse habite avec. (Les divorces naissaient tout juste, mais existaient quand même).  Fallait ensuite dénicher son numéro de téléphone (à fil) en misant à coup d'essai/erreur sur le bon papa dans l'annuaire. Une fois le numéro trouvé fallait appeler à tout hasard (généralement tout juste après le souper) et souhaiter que ce soit la personne recherchée qui réponde. Si on tombait sur le papa, la maman, ou pire, le frère ou la soeur, fallait demander en souhaitant qu'ils ne partent pas à rire, qu'ils ne posent pas de questions (Pourquoi tu veux parler à Karine, mon petit garçon?) ou qu'ils ne brisent pas votre tentative de subtilité en hurlant ensuite "KARIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINA! Y un Gaaaaaaaaaarçon au téléphone pour toi Whouu! Ou!!!".
Fallait aussi ensuite avoir de quoi à raconter qui dépasse le "Tsé le devoir..." et dont le lien serait tout aussi subtil. Tout ça était aussi rendu possible seulement si le grand frère/grande soeur/papa/maman n'avait pas choisi de vous filtrer en mentant sur l'absence presqu'en tout temps de la personne pourchassée.

Avant l'internet les harceleurs avaient la vie dure.

Avant l'internet, tu pouvais lire dans un parc un livre de qui que ce soit, ce serait quelque chose de tout à fait légitime à faire, et personne ne saurait que vous l'aviez faite à moins que vous ne leur en parliez. Vous pouviez aussi manger une salade, vous gâter avec une crème glacée ou boire un café sans que personne ne le sache. D'ailleurs tout le monde s'en foutait. Tes états d'âmes étaient personnelles et tenir une discussion au téléphone publiquement relevait de l'effronté culot.

Avant l'internet tu pouvais te poser des question sur l'ancien temps et ainsi demander à ton grand-père de t'en parler. Mais tu te ferais prendre à écouter The Bridge of the River Kwai dans le sous-sol avec lui. Voulant te sortir de cette situation, tu prétexterais faussement une envie pour monter à l'étage et te rendre à la salle de bain. Tu bifurquerais vers le frigo par la suite, te prendrais à boire pour mieux retarder le retour vers le sous-sol, tu fixerais les aimants sur le frigo en te demandant comment ça tiens. Puis, pour aucune raison tu te mettrais à danser, entendant soudainement de la musique dans ta tête. Et tu te demanderais si un jour tu pourrais devenir chorégraphe ou réalisatrice de musique vidéo. La question n'irait pas plus loin parce que tu n'aurais pas beaucoup de moyen de le savoir. Faudrait que tu demandes à Monsieur Gladu, le conseiller en orientation. Mais tu le soupçonnais de pédophilie. Sinon de perversité. Tu retomberais dans la fixation des aimants. Comment ça fait pour tenir? tu ne le saurais jamais.

Avant l'internet. pour te garder les pieds dans le réel pendant une conversation au téléphone, on gribouillait des dessins sur du papier.

Avant l'internet tu avais peut-être une vie sexuelle. À deux.

Avant l'internet tu regardais les gens dans les yeux.

Et c'était beaucoup moins creepy que de commenter sans arrêt ton statut Facebook.

Avant l'internet c'était pas mieux. C'était vieux.